Essai Easy-Watts e-trax : notre avis complet – Scooter Electrique

Les scooters électriques ont longtemps été synonymes de petites cylindrées. Cette image a été d’autant plus popularisée par les services de scooters partagés, mais aussi la large gamme d’équivalents 50 cc proposée sur le marché. Cependant, les deux-roues électriques puissants, à savoir les équivalents 125 cc, sont de plus en plus nombreux populaires, à tel point qu’il devient difficile de choisir lequel acheter. Il y en a pour tous les goûts, du modeste Niu MQi GT Evo, au très onéreux BMW CE 04.

Nous testons aujourd’hui le e-trax, le maxi scooter électrique équivalent 125 cc de la marque bretonne Easy-Watts, dont nous avions déjà essayé le e-Opai. Tout comme son petit frère, le véhicule propose un bon rapport qualité-prix, fidèle à la philosophie de la marque. De la même manière, le e-trax n’est pas un scooter entièrement fabriqué en France, mais plutôt un modèle basé sur des composants asiatiques, qui ont été configurés et ajustés par Easy Watts, afin de proposer un véhicule abordable et performant.

Fiche technique

Modèle Easy-Watts e-trax
Cylindrée Équivalent 125
Puissance du moteur 7 kW
Couple maximal 63 Nm
Technologie de la batterie Li-Ion
Autonomie indiquée 130 km
Temps de recharge annoncé 240 minutes
Batterie amovible Non
Nombre d’emplacements de batteries 1
Poids de la batterie 52.6 kg
Bluetooth Non
GPS Non
Écran Electronique Oui
Poids 157.6 kilogrammes
Dimensions n/a
Permis A1
Couleur Noir, Blanc, Rouge, Gris
Antivol intégré Oui
Fiche produit

Ce test a été effectué à partir d’un modèle prêté par la marque.

Design

Le e-trax ressemble à s’y méprendre à un scooter thermique, et pour cause, les moules utilisés pour le produire sont initialement destinés à un engin utilisant un moteur à combustion. Ceci se devine facilement, notamment à cause du tunnel central mais aussi de la trappe à essence située sur celui-ci. Fort heureusement, les moules sont ceux d’un maxi scooter, conférant ainsi au e-trax une apparence racée et sportive.

Celle-ci peut être plus ou moins personnalisée selon le choix de couleur, allant des sobres blanc, gris et noir, au rouge vif. Les optiques LED, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, accentuent également ce sentiment de sportivité, sans parler des jantes uniques et très travaillées. Il reste bien évidemment possible de deviner qu’il s’agit d’un scooter électrique, notamment en remarquant la roue arrière pleine, mais aussi l’absence de pot d’échappement.

Malgré son gabarit de maxi scooter, le e-trax n’est pas démesurément grand : il 1 330 x 1 965 x 785 mm. Son poids de 105 kg est également plus que raisonnable au vu de sa taille et sa hauteur, le rendant facile à appréhender. Sa grande selle permet d’accueillir deux grands adultes sans qu’ils n’aient à se serrer.

Le conducteur appréciera en outre le confort des marchepieds GT à l’avant, mais peut être moins la présence d’un tunnel central, qui réduit l’espace disponible pour les jambes, et force quelque peu à les écarter. Le passager, quant à lui, bénéficie d’une vraie place à l’arrière, mais devra composer avec l’absence de véritables barres de maintien. Il pourra en revanche utiliser les repose-pieds escamotables, même si ceux-ci sont un peu trop proches des mollets du conducteur.

Peu importe la place choisie, la selle du e-trax n’est pas confortable, car elle est beaucoup trop ferme et rend les trajets longs peu agréables. L’espace sous celle-ci est d’ailleurs particulièrement décevant, puisqu’il est très limité et ne permettra pas d’accueillir un casque, même pas un jet. Il faudra donc faire appel à un top-case pour pouvoir ranger plus qu’un petit sac.

Heureusement, le e-trax dispose d’un vide-poche ouvert agrémenté d’une prise USB-A 5V, mais il n’a toutefois pas de crochet, ce qui proscrit la possibilité d’accrocher des sacs de courses entre les jambes du conducteur.

Les finitions du e-trax sont correctes, sans être exceptionnelles et les matériaux semblent peu durables, que ce soit au niveau du carénage ou les plastiques du guidon et notamment les boutons qui font cheap. La disposition de ces derniers est somme toute classique, avec sur la gauche le commutateur des feux, les clignotants et le klaxon.

On retrouve sur la droite le coupe-circuit, les deux modes de conduite et la marche arrière. Le placement de cette dernière est d’ailleurs plus que discutable, puisqu’il faut manipuler avec une seule main l’accélérateur et le bouton, ce qui crée des à-coups, parfois dangereux. Il aurait été bien plus judicieux de la placer à gauche, comme le font la plupart des constructeurs, mais le moule pour scooter thermique était très probablement conçu de telle sorte à placer l’interrupteur de démarreur à droite, qu’Easy-Watts semble avoir remplacé par une marche arrière.

Vous avez peut-être remarqué qu’il manque les warnings, qui sont en réalité intégrés au commutateur de clignotants. Il suffira ainsi de l’enclencher d’un côté puis de l’autre pour actionner les warnings.

Technologies embarquées

Le e-trax ne dispose pas d’une application compagnon de série, ce qui le désavantage fortement vis-à-vis de la concurrence. Ainsi, il n’est pas possible de consulter l’état de la batterie ou la localisation du scooter sans faire appel à un traceur GPS en option.

En revanche, le deux-roues dispose de série du démarrage sans clé, permettant de prendre le guidon sans avoir à sortir la télécommande de sa poche, à l’instar de ce que proposent la majorité des voitures, et même certains deux-roues électriques, comme par exemple le Yadea C1S Pro. Bien que cette fonctionnalité soit pratique, elle est assortie de bips en tout genre, assez gênants et peu discrets dans la rue.

Easy Watts e-Trax
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Terminons par l’écran de bord central en couleur, certes très beau, mais minimaliste. En effet, les informations de conduite qu’il affiche sont rudimentaires, puisqu’elles se limitent à l’odomètre, compteur trip, charge de la batterie, mode de conduite et voltage de la batterie. À ce prix, il n’est pas acceptable de ne pas retrouver d’affichage de l’heure ou de la température, mais surtout d’estimation en km de l’autonomie restante.

Heureusement, l’affichage est très lisible et peut automatiquement basculer entre l’affichage jour ou nuit, selon la luminosité.

Conduite

Le e-trax est propulsé par un moteur brushless QS Motor de 7 000 watts situé sur le moyeu de roue arrière. Celui-ci est extrêmement silencieux et confère au scooter une puissance redoutable, permettant des accélérations sportives et vives, même au démarrage. L’engin dispose de deux modes de conduite, ce qui est assez rare sur un 125 cc électrique. Comme d’habitude, le premier limite les accélérations et économise la batterie, alors que le deuxième permet d’exploiter tout le potentiel du moteur et d’atteindre une vitesse maximale de 110 km/h.

Bien que le deux-roues dispose du freinage régénératif, celui-ci est très timide et il faudra systématiquement recourir aux manettes de freins pour ralentir. Easy-Watts a préféré un réglage faible afin de ne pas abîmer les cellules de la batterie, bien qu’il soit ajustable par la marque. À la conduite, cette philosophie tend à donner une sensation de freinage assez mou, proche de celle d’un scooter thermique, très loin de celle que l’on retrouve sur un modèle comme le Ray 7.7.

Le e-trax se révèle maniable et stable. Certains apprécieront d’ailleurs la possibilité de serrer le tunnel central pour gagner en stabilité, au détriment de l’aspect pratique, comme évoqué plus haut. En revanche, le deux-roues est parfois peu précis, notamment à faible vitesse, bien que cela ne soit pas problématique au quotidien.

Ainsi, il est simple de se faufiler entre les voitures et la taille du e-trax ne pose aucun problème. Les rétroviseurs n’entravent pas non plus la manœuvre, bien qu’ils dépassent du guidon. Cependant, leur position haute facilite le passage et offre une très bonne visibilité. On peut toutefois reprocher au e-trax son rayon de braquage, qui rendra certaines manœuvres comme le stationnement ou un demi-tour plus laborieuses.

Sur voie rapide, le e-trax est fiable et agréable à conduire. Sa prise au vent est bonne, d’autant qu’une bulle haute est fournie de série et permet d’éviter de renvoyer le vent sur le conducteur. Malheureusement, les suspensions sont médiocres et l’amortisseur n’absorbe pas suffisamment les imperfections de la route, ce qui, combiné au confort discutable de la selle, le rend peu recommandable pour les longs trajets, malgré le fait qu’il s’agisse d’un maxi scooter.

Une fois le trajet terminé, il n’est pas évident de manœuvrer simplement le e-trax, notamment à cause de son faible rayon de braquage, de sa hauteur et de la marche arrière mal placée. Il faudra donc être vigilant, sous peine de faire tomber l’engin ou de se retrouver par terre.

Autonomie et recharge

Easy-Watts promet une autonomie maximale de 130 km. Ce chiffre semble réaliste, à condition de rouler en mode 1 en milieu urbain. En mode sport et sur voie rapide, elle avoisine la centaine de kilomètres, ce qui reste plus que suffisant sur une charge. Pour recharger la batterie, il suffit d’ouvrir la selle et de brancher le câble ressort intégré sous la selle à une prise secteur.

Le e-trax bénéficie en outre de la charge rapide 25A, permettant de remplir ses accumulateurs en environ 5 heures. Malheureusement, la batterie, composée de cellules CATL, n’est pas amovible et la prise secteur sera l’unique moyen pour faire le plein. En effet, le e-trax ne dispose pas de prise CSS Type 2, ce qui le rend incompatible avec certaines bornes.

Easy Watts e-Trax
Source : Anthony Wonner – Frandroid

Enfin, le scooter ne propose aucun réglage concernant la recharge. Il n’est donc pas possible de contrôler la puissance de charge, ni les heures durant lesquelles le scooter doit se recharger, ce qui s’explique notamment par le manque d’application connectée.

Prix et disponibilité

Easy-Watts vend le e-trax 7 299 euros, hors prime écologique. Ce tarif inclut de série la bulle haute, deux béquilles, une alarme, et le système de démarrage sans clé. La marque avance également le bonus national de 900 euros, permettant de l’acquérir pour 6 400 euros.

C’est un prix correct pour un équivalent 125 cc électrique, mais c’est aussi le même que le Silence S01/Seat Mó 125, qui offre un meilleur rapport qualité prix, notamment grâce à son excellente application connectée, ses capacités de rangement et sa batterie amovible. Il faudra donc le comparer à la concurrence et choisir selon vos besoins.

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