Mania de Devialet : notre prise en main d’une enceinte portable hors normes

L’arrivée de la Mania met le deuxième pied de Devialet dans l’audio nomade, et sous son propre nom. Et comme chaque fois, pas question pour le fabricant français de faire comme tout le monde. La Mania se démarque par de nombreux aspects, à commencer par son design assez particulier, proche d’une sphère, mêlant des matériaux et des finitions différents, tantôt en tissu, tantôt en plastique brillant ou mat… Conscient de l’usage premier de son enceinte, le fabricant a pris soin de concevoir un châssis résistant aux projections d’eau, en témoigne la certification IPX4.

Devialet

Le design de la Mania ne laisse pas indifférent ; une habitude pour les produits marqués du sceau de Devialet

© Les Numériques

Fonctionnalites sans-fil connectées et “intelligentes”

La Mania fait aussi le plein de fonctionnalités en tous genres. À défaut d’être un minimum polyvalente en matière de connexion filaire (l’unique port USB-C est dédié à la recharge), l’enceinte de Devialet a misé sur la connectivité sans-fil : le Bluetooth, il va sans dire, et aussi le Wi-Fi, avec le support des protocoles AirPlay 2 et Spotify Connect. Et pour se démarquer un peu plus de ses rivales, ce modèle met aussi en avant sa capacité à interagir directement avec l’assistant Amazon Alexa. La prise en charge de la Mania sur l’application mobile Devialet assure la configuration et l’accès aux fonctionnalités et réglages supplémentaires.

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Avec ses dimensions (176 x 139 x 193 mm) et son poids de 2,3 kg, la Mania est une enceinte transportable ; elle intègre d’ailleurs une poignée pour faciliter son transport.

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Pour ce qui est de l’utilisation au quotidien, la Mania n’a pas lésiné sur les indications visuelles et sur les boutons. On dénombre ainsi pas moins de 6 boutons et 3 repères lumineux pour signaler l’état de l’appairage de l’enceinte, de la batterie restante (avec 4 diodes dédiées) et du statut du microphone utilisé par l’assistant. Notre expérience après plus de deux jours de tests en compagnie de l’enceinte met en valeur une prise en main relativement agréable, néanmoins ternie par quelques frustrations. Côté autonomie, le fabricant annonce une bonne dizaine d’heures d’écoute, une valeur que nous n’avons pas encore atteinte lors de nos différents essais.

Devialet précise que sa batterie peut être “facilement” remplacée en cas de pépin. La manipulation demandera tout de même un tour auprès du fabricant pour démonter la partie basse de la sphère.

Devialet précise que sa batterie peut être “facilement” remplacée en cas de pépin. La manipulation demandera tout de même un tour auprès du fabricant pour démonter la partie basse de la sphère.

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Une conception “stéréo croisée” pour une scène ample

Autre point, et non des moindres, la restitution sonore. La Mania ne serait pas véritablement une enceinte Devialet sans l’intégration des technologies S.A.M et la conception push-push, que l’on retrouve bien évidemment ici. Pour tenter de mettre tout le monde d’accord, le constructeur français s’est aussi mis en tête de relever un défi des plus épineux, à savoir offrir une reproduction stéréophonique cohérente dans une seule petite enceinte transportable. On sait que ce choix vient toujours avec des compromis, en témoigne la très vaste majorité des enceintes de ce genre sortie auparavant.

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Pur produit Devialet, la Mania met le paquet sur les promesses sonores et se vante d’un son de grande qualité, avec un rapport taille/puissance/extension dans les basses renversant.

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Sur la Mania, les équipes de Devialet sont donc parties avec l’idée de créer une sorte de mix des solutions que l’on trouve habituellement, une combinaison aussi atypique que curieuse, baptisée “stéréo croisée” : en plus de ses deux haut-parleurs à large excursion en push-push, l’enceinte embarque 4 haut-parleurs pleine bande disposés aux “quatre coins” de la surface supérieure de l’enceinte (deux dédiés à la reproduction du canal gauche, et deux au canal droit). Ainsi, quelle que soit la position de l’auditeur par rapport à l’enceinte, celui-ci serait capable de profiter d’un rendu stéréo convaincant, en contrepartie d’une scène inversée lorsqu’on se situe sur les flancs de l’enceinte. Nos quelques premiers essais en compagnie de notre modèle de test ne nous ont pas véritablement convaincus sur ce point.

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Le visuel du constructeur pour représenter le concept du mode son “stéréo 360”

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Cerise sur le gâteau, le traitement du signal interne est couplé à un système de calibration acoustique automatique, assisté par un quatuor de microphones, permettant à la Mania d’adapter sa restitution sonore aux caractéristiques de son environnement acoustique, et surtout d’optimiser le fameux rendu stéréo à proximité ou à bonne distance d’un mur, donnant ainsi deux modes “Stéréo 360” et “Stéréo orientée”. Le tout se ferait de manière transparente pour l’utilisateur, le système étant conçu pour relancer une calibration dès que l’enceinte est déplacée.

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Toutes ces belles promesses et spécificités ont néanmoins un prix, et pas n’importe lequel. Comme on l’a dit, Devialet aime se démarquer sur tous les fronts, et c’est clairement le cas sur le tarif pratiqué. Dans sa version standard (noire ou grise), la Mania est en effet lancée à 790 €, soit presque le double de sa concurrente la plus proche sur le papier, la Sonos Move, et plus du double des enceintes nomades plus conventionnelles de gabarit équivalent. Comptez pas moins de 990 € pour la version Opera de Paris, une déclinaison luxueuse accompagnée d’un socle de recharge sans-fil — absent de la version standard.
Notre test complet de la Mania arrivera très bientôt. Encore un peu de patience !

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