une PS5, Xbox ou Switch pour Noël ? Est-ce réaliste de penser à offrir une console ?

Le Graal pour de nombreux joueurs : la PlayStation 5, qui devrait -cette année encore- se faire remarquer par son absence sous le sapin de Noël.
PHILIP FONG / AFP Le Graal pour de nombreux joueurs : la PlayStation 5, qui devrait -cette année encore- se faire remarquer par son absence sous le sapin de Noël.

PHILIP FONG / AFP

Le Graal pour de nombreux joueurs : la PlayStation 5, qui devrait -cette année encore- se faire remarquer par son absence sous le sapin de Noël.

INFLATION – Si l’industrie du jeu vidéo vit de belles années depuis la pandémie de Covid-19, la fin d’année 2022 pourrait marquer un vrai coup d’arrêt pour le secteur des consoles. À Noël 2022, les trois constructeurs majeurs, Sony, Microsoft et Nintendo vont se livrer comme chaque année une bataille acharnée pour obtenir une place de choix sous le sapin des gamers.

Mais dans le contexte d’inflation généralisée, auquel s’ajoutent des pénuries de matériaux, avoir une PlayStation, une Xbox ou une Switch sous le sapin pourrait s’avérer plus compliqué que prévu.

Toujours plus cher

Deux ans après la sortie de la PS5 et de la Xbox Series, se procurer les fameuses consoles de dernière génération ressemble toujours à un parcours du combattant. La rareté de la PS5 est devenue une blague récurrente sur les réseaux sociaux. Si les joueurs se sont jetés dessus à sa sortie, depuis, la console peine à trouver sa place sur le marché, en raison d’une importante pénurie de composants qui empêche la production de nouvelles machines.

Comme le dévoilait le site spécialisé The Verge en février, la perte considérable d’une production de 6,5 milliards de gigaoctets de mémoire NAND, cette technologie utilisée pour les cartes SD et les disques durs SSD -présentes dans les consoles de nouvelle génération- ralenti drastiquement la production de nouvelles PS5, au point de voir Sony relancer la production de PlayStation 4 pour pallier ce manque.

À cette pénurie s’ajoutent également des prix de vente bien moins attractifs dans le contexte d’inflation généralisé. À commencer par le prix de certains jeux des consoles de nouvelle génération : à sa sortie, à la fin du mois de septembre, le jeu FIFA 23 se vendait à 80 euros sur PS5 et Xbox Series, soit 10 euros de plus que l’opus « 22 » sorti l’année dernière, soit une hausse de 14,3 % en l’espace d’un an.

Un phénomène qui commence à se remarquer chez les joueurs après plus d’une décennie de stabilité des prix sur le marché des jeux vidéo, comme le rappelle Les Échos. Ainsi, la superproduction God of War : Ragnarök, attendue pour le 9 novembre 2022, coûtera lui aussi 80 euros neuf, là où son prédécesseur sorti en 2018 coûtait entre 50 et 70 euros.

Une hausse généralisée des prix sur les grosses licences vidéoludiques (appelés « Triple A ») qui s’additionne à un prix de vente des consoles très élevé, voire plus élevé que par le passé : 549,99 € euros pour la PS5, après une augmentation de 50 euros à cause de l’inflation, contre 499,99 euros pour la Xbox Serie X. Il est toutefois possible de trouver la dernière née de chez Sony d’occasion en quelques clics, mais en échange d’une somme exorbitante : de 700 à plus de 1 000 euros pour une PS5 d’occasion sur certains sites.

Un exemple de modèle de PS5 vendu pour 700 euros sur le site Rakuten.
Un exemple de modèle de PS5 vendu pour 700 euros sur le site Rakuten.

Un exemple de modèle de PS5 vendu pour 700 euros sur le site Rakuten.

Un exemple de modèle de PS5 revendu pour 700 euros sur le site d’annonces LeBonCoin.
Capture d’écran Le Bon Coin Un exemple de modèle de PS5 revendu pour 700 euros sur le site d’annonces LeBonCoin.

Capture d’écran Le Bon Coin

Un exemple de modèle de PS5 revendu pour 700 euros sur le site d’annonces LeBonCoin.

Et à la fin, c’est la Switch qui gagne

Avec la même console depuis 2017, et malgré une version optimisée dite « OLED », sortie en octobre 2021, la Switch de Nintendo semble dorénavant la seule candidate idéale pour garnir les pieds de sapin à Noël.

Une tendance qui semble se confirmer dans le temps puisqu’en 2021, c’était déjà la petite console du constructeur japonais qui se vendait le plus en France, avec quelque 1 231 000 unités vendues, loin devant ses deux concurrentes : 600 000 PS5 et 214 000 Xbox Series écoulées l’an passé, selon les données fournies par le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) et le site Ludostrie.

Plus familiale et proposant un prix défiant toute concurrence (aux alentours de 260 euros pour la version classique), la console de salon portable du fabricant japonais cultive sa différence même si elle subit aussi le même phénomène de pénurie que ses concurrents, en plus d’une très forte demande.

Seule ombre au tableau : l’obsolescence programmée des joycons, ces petites manettes indispensables pour jouer à la Switch, vendues au prix moyen de 65 euros. Épinglé depuis plusieurs années sur ce dysfonctionnement par l’UFC Que Choisir, Nintendo avait annoncé « réparer gratuitement et sans difficulté les manettes de Nintendo Switch, même hors garantie ». Mais le problème persiste selon l’association de consommateurs qui a même porté plainte en 2020 contre le géant japonais pour « obsolescence programmée ».

La Switch conserve toutefois son statut d’indéboulonnable à l’approche de Noël. La preuve en est avec la liste des jeux vidéo les plus vendus sur l’année 2021 : si FIFA 22 arrive en tête avec 1,59 million de ventes, la deuxième place est occupée par un jeu Switch vieux de cinq ans : Mario Kart 8 Deluxe avec 503 150 ventes (sans compter les ventes digitales), un petit exploit pour le jeu de course sorti en 2017.

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