God of War : Avant Ragnarok sur PS5, voici le jeu mobile oublié de tous !

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Vous pensez bien connaître la saga God of War ? Eh bien savez-vous qu’il existe un épisode sorti en 2007 seulement sur mobile ? Si ce n’est pas le cas : on vous propose de découvrir son histoire ici, dans cet article. Voici donc God of War Betrayal, un jeu d’action 2D qui tient dans votre poche.

En marge de la mythologie grecque et nordique, il y a un troisième monde dans lequel Kratos est venu agiter ses lames… Un monde qui tient dans votre poche ! Est-ce que vous connaissez God of War Betrayal ? C’est à ce jour le seul opus officiel de la série à avoir accosté sur mobile. C’est aussi le seul sous forme de jeu d’action 2D à défilement horizontal. Sa sortie remonte à juin 2007, tandis que God of War 2 – arrivé trois mois plus tôt – assoit encore plus le bébé de Santa Monica comme nouvelle référence de l’action beat’em all. Mais alors que Chains of Olympus se prépare sur PSP, c’est son proche cousin qui va prendre la lumière. Car oui, Betrayal est un très bon jeu. À l’époque, IGN l’a même qualifié de “véritable troisième chapitre” pour la franchise God of War.

Un sacré défi technique

Il faut quand même imaginer le truc ! Transposer toute l’énergie et la brutalité de Kratos avec des mobiles pas plus puissants que quelques centaines de kilobytes. En juin 2007, le premier iPhone vient tout juste de voir le jour… C’est donc un énorme défi qui attend Sony Online Entertainment (aujourd’hui Daybreak Game Company). Il s’agit alors d’une modeste filiale de la célèbre société japonaise – chargée de développer des expériences bon marché avec les licences Sony Pictures. Sa proximité avec PlayStation l’amène à bosser sur God of War. Le but : créer un jeu en six mois.

Pas de panique, à l’époque, c’est plus ou moins le temps habituel pour développer un titre mobile. Ce qui ne veut pas dire que c’était gagné d’avance. “Pour Betrayal, (le challenge, ndlr) concernait tout ce qui touche au look de Kratos” résume Phil Cohen, producteur du projet, sur une ancienne interview. “Que ce soit les animations, les capacités, les combats que tout le monde veut trouver”. En cause, le manque de puissance, qui impact tous les autres éléments de God of War Betrayal, que ce soit la conception d’énigmes, de pièges, l’interaction avec les niveaux ou le comportement ennemi.

Des compagnons de choix

Heureusement, Sony Online Entertainment est bien entouré, surtout avec la présence de l’équipe Javaground à ses côtés ! Comme son nom l’indique, elle connaît la plateforme Java – sur laquelle est développé God of War Betrayal – par cœur. Dans la même interview, Phil Cohen explique que la société lui apporte le “meilleur ensemble d’outils mobiles” possible. C’est sûr, sans Javaground, Kratos ne serait pas si à l’aise sur les combinés de 2007 ! Mais son aide s’avère aussi essentielle pour assurer les centaines de portages, allongeant le développement d’environ trois mois. Eh oui, au bon vieux temps, chaque téléphone engageait une version différente. Imaginez donc le boulot.

Les versions (de God of War Betrayal, ndlr) pour les mobiles haut de gamme ont été achevées en 9 mois ! Nous avons terminé les versions finales des appareils bas de gamme au cours des 2 mois suivants (…) Après, l’équipe de portage a porté le jeu sur plus de 200 combinés en quelques semaines – Phil Cohen, producteur de God of War Betrayal

Javaground n’est pas l’unique ange gardien à avoir surveillé la gestation de God of War Betrayal. Vous vous en doutez, Santa Monica s’en est mêlé. David Jaffe, à la tête du premier volet, et Cory Barlog, directeur de God of War 2 (plus tard du reboot de 2018) se sont assurés que Sony Online caputre le “feeling” et le “style visuel” de la licence, note Phil Cohen. Même ce cher Eric Williams, qui supervise à ce jour God of War Ragnarok, regardait les combats avec attention. “Nous avons aussi eu l’opportunité de travailler avec Marianne Krawczyk, auteur de la série” poursuit l’homme.

Un vrai jeu God of War ?

L’un dans l’autre, l’histoire de Betrayal fait officiellement partie des aventures de Kratos ! L’action du jeu mobile prend place entre les deux premiers épisodes – sans doute après Ghost of Sparta – alors que le héros est à la recherche de l’assassin de l’animal de compagnie de la déesse Héra. Un acte odieux dont il se retrouve accusé, échauffant l’esprit des dieux. L’un dans l’autre, il sera amené à tuer Ceryx (l’un des deux boss de l’aventure), le fils d’Hermès ! De quoi contribuer aux feux d’artifice de violence dans le très bon God of War 3. De son côté, l’assassin restera à jamais introuvable.

C’est peut-être l’œuvre des dieux, mais oui, God of War Betrayal est une réussite. Le média IGN optera pour 9/10, saluant la fidélité du projet avec le bébé de Santa Monica. Même son de cloche du côté de GamesRadar (4/5). C’est bien simple, le soft est beau, formidablement bien animé par rapport à la concurrence, agréable à prendre en main – et tous les marqueurs de la franchise sont réunis : hémoglobine, énigmes, combos, même QTE ! Le tout avec les armes et objets du premier volet (Lames du Chaos et d’Artémis, Regard de méduse, etc). Tout n’est bien sûr pas parfait mais c’est plus qu’il n’en faut pour God of War mobile. Notez d’ailleurs que le jeu est encore disponible à l’achat (ici) sur les téléphones old-school sous Java. Côté durée de vie, c’est environ une heure.

A propos de God of War : Ragnarok

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