Le jeu vidéo d’horreur “Dead Space” fait son grand retour dans un remake gore et glaçant

Les amateurs de grands frissons vidéoludiques peuvent se réjouir. Pour cette fin d’année 2022 – début d’année 2023, le programme des sorties de jeux vidéo d’horreur est bien rempli. Dans le lot, le remake du jeu de science-fiction horrifique Dead Space, considéré comme l’un des piliers du genre, dont la sortie est attendue début 2023. Totalement repensé, des couloirs exigus jusqu’aux plafonds poisseux, le titre est également enrichi de nouvelles mécaniques de jeu et d’arcs narratifs originaux. Eric Baptizat, game director, et Roman Campos-Oriola, creative director chez Motive Studio, expliquent à franceinfo la genèse et les intentions du projet.

En 2008 sortait Dead Space sur consoles de salon et PC, un jeu de tir à la troisième personne, véritable gifle tant visuelle que technique pour l’époque. Le joueur incarnait un ingénieur, Isaac Clarke, à bord d’un vaisseau spatial, le USG Ishimura, et luttait contre des Nécromorphes, sortes d’humains réincarnés en monstres. Pour cette nouvelle version, quatorze ans après l’originale, Electronics Arts et Motive Studio gardent les mêmes bases tout en développant un gameplay et des possibilités d’actions plus profondes. Seul et piégé, Isaac Clarke reprend du service pour à nouveau lutter contre les menaces extérieures, mais également contre lui-même, à mesure que sa lucidité diminue.

L’impulsion est venue du studio canadien Motive Studio, à l’origine de Star Wars Battlefront II et de Star Wars: Squadrons. “Il y avait pas mal de gens de l’équipe qui avaient travaillé sur les deux opus qui ont suivi Dead Space (Dead Space 2 et 3), explique Roman Campos-Oriola. Une envie d’aventures horrifiques partagée par Roman et Eric Baptizat, tous deux très fans du jeu et qui ont profité des avancées technologiques du milieu pour “pousser un peu plus loin Dead Space”. Tout cela dans un contexte où l’horreur est devenue plus accessible. “Il y a 15 ans, quand on voulait aller voir un film d’horreur, il fallait trouver un cinéma spécialisé qui passait ces films. Aujourd’hui, tous les films d’horreurs ont des sorties nationales”, poursuit Roman.

Le joueur sera amené à démembrer stratégiquement les créatures cauchemardesques qui l'entourent, tout en gardant un œil sur son état de stress. (ELECTRONIC ARTS)

L’enjeu était de taille pour réadapter un titre aussi culte dans son genre, celui de la survie en milieu horrifique. Principal défi pour l’équipe, attendue de pied ferme par les fans de la saga Dead Space : conserver un équilibre pour cette nouvelle aventure spatiale 2.0. “Il fallait implémenter des nouveautés tout en gardant une base connue”, résume Eric Baptizat.

Pour retrouver un gameplay proche de l’original, le développement s’est concentré autour des trois piliers de l’expérience Dead Space“l’horreur, l’immersion ininterrompue et la créativité dans le jeu du joueur”. L’objectif est ainsi aussi clair que le jeu est sombre : que les joueurs aient “l’impression d’y rejouer pour la première fois”, à l’image d’un testeur qui s’est exprimé en ces termes auprès de Roman.

Que les fans de la saga soient rassurés, l’atmosphère pesante, point fort du Dead Space originel, qui se développe loin, très loin de notre planète bleue, semble toujours aussi palpable. “C’est l’une des raisons d’être de ce remake. Pouvoir recréer l’ambiance unique du jeu à la croisée entre les genres : survie de zombie, horreur dans l’espace et folie”, détaille Roman Campos-Oriola.

Parmi les points sur lesquels s’est concentré Motive Studio, un soin particulier a été apporté aux effets environnementaux : la lumière, la fumée, les particules ou encore le son. “Au niveau de l’audio par exemple, on a retravaillé la notion de hors champ très présente, qui permet de spatialiser le placement des ennemis et de surprendre le joueur”.

Sans armes ni renforts, le personnage principal devra s'aider de ses outils d’ingénieur high-tech pour survivre dans un vaisseau spatial froid et rempli de surprises. (ELECTRONIC ARTS)

Dead Space est un jeu linéaire, qui guide le joueur à travers un chemin défini, par opposition aux jeux en monde ouvert. L’enjeu était donc de pouvoir renouveler l’expérience pour éviter les redondances. “Dans le premier opus, après quelques heures de jeu, on commençait à s’habituer à la recette. D’où l’idée d’ajouter des éléments inattendus dans l’apparition à l’écran, comme la repopulation des zones de combats plus ou moins aléatoire”, explique Roman Campos-Oriola

Des ennemis démembrés qui prolifèrent, des conduits d’aérations qui explosent ou des hallucinations qui surgissent, c’est une certitude, les éléments non-scriptés seront bien de la partie. Avec toujours en ligne directrice, l’idée de casser l’aspect répétitif de ce style de jeu. “Dans les jeux de survival horror, une fois qu’une zone de jeu est explorée par le personnage, il ne reste plus rien. On voulait que le vaisseau soit réexploré par le joueur, donc on l’a aménagé en conséquence”, précise Eric Baptizat.  

Dans le jeu original, l’immersion était quelque peu entravée par des moments de chargements. Les capacités technologiques nouvelles ont permis de concevoir ce Dead Space comme un long plan séquence. (ELECTRONIC ARTS)

Pour l’occasion, l’équipe a reconstruit l’ensemble des bases posées par le premier opus, tout en s’assurant de tisser des liens narratifs avec les autres éléments dérivés de Dead Space, apparus avec le temps et le succès. Motive Studio est maintenant dans les derniers préparatifs, “comme en cuisine, on est au moment où l’on assaisonne à la fin de la préparation”, plaisante Baptizat. Du côté des fans, il faudra attendre le 27 janvier 2023 pour savoir si ce nouveau remake de Dead Space correspond bien à l’image qu’ils s’étaient fait de l’original.

Dead Space est désormais disponible en précommande et sortira le 27 janvier 2023 sur PlayStation®5, Xbox Series X|S et PC

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