Final Fantasy 16 pas assez inclusif ? Le manque de diversité ethnique pointé du doigt

News jeu Final Fantasy 16 pas assez inclusif ? Le manque de diversité ethnique pointé du doigt

Alors que son développement touche enfin au but et qu’une annonce concernant sa date de sortie semble imminente, Final Fantasy 16 revient brutalement sur le devant de l’actu. Le moment pour certains de poser des questions qui fâchent…

Final Fantasy 16 : le plein d’infos

C’est la journée des annonces pour Final Fantasy XVI qui se décide enfin à nous en dévoiler un peu plus sur la genèse de son développement. Dans le cadre d’une interview exclusive pour nos confrères d’IGN, plusieurs responsables de Final Fantasy XVI ont ainsi apporté de nombreux éléments de réponses aux questions des journalistes. Parmi le staff, se trouvaient le producteur Naoki Yoshida, le réalisateur Hiroshi Takai, le responsable de la localisation Michael-Christopher Koji Fox et le directeur de la création Kazutoyo Maehiro. Suite au dernier trailer « Ambition » pour Final Fantasy XVI, les fans s’étaient dits subjugués par ce qu’ils avaient vu et ont donc accueilli avec euphorie l’annonce selon laquelle la date de sortie du jeu était plus que jamais imminente ! Mais bien d’autres éléments intéressants ont filtré durant ce prolifique entretien.


Un Final Fantasy pas suffisamment inclusif ?

Premier jeu de la série à être potentiellement classé ‘M’ (« Mature »), Final Fantasy XVI sera plus sombre et violent que ses prédécesseurs. Là-dessus, il semble que la franchise n’ait pas hésité à se moderniser en tenant compte de la tranche d’âge des joueurs actuels. Pourtant, les journalistes ont pointé du doigt le fait que nombre de fans se plaignaient déjà du manque de diversité ethnique dans le casting des personnages du jeu. Les trailers ont ainsi mis en avant des individus majoritairement blancs et l’univers de Final Fantasy XVI n’a pas l’air de laisser beaucoup de place aux personnes de couleur, ni même aux femmes. Voici ce que l’équipe à répondu à ce sujet.

C’est une question difficile, mais pas inattendue, car la diversité dans les médias de divertissement est devenue un sujet très discuté ces derniers temps. La réponse que j’ai à donner, cependant, peut finir par décevoir certains, selon les attentes de chacun. Dès les premières étapes du développement, notre concept a toujours mis en avant l’Europe médiévale, en intégrant les normes historiques, culturelles, politiques et anthropologiques qui prévalaient à l’époque. Lorsque nous avons choisi le cadre le mieux adapté à l’histoire que nous voulions raconter – l’histoire d’un pays assailli par le Fléau – nous avons estimé que plutôt que de créer quelque chose à l’échelle mondiale, il était nécessaire d’en limiter la portée à une seule masse continentale, isolée géographiquement et culturellement du reste du monde à une époque où les avions, la télévision et le téléphone n’existaient pas. – Naoki Yoshida (producteur de Final Fantasy XVI)

Une comparaison est alors faite avec l’univers de Final Fantasy XIV.

En raison des contraintes géographiques, technologiques et géopolitiques sous-jacentes, Valisthea n’aurait jamais pu être aussi diversifiée que la Terre d’aujourd’hui… ou même Final Fantasy XIV, qui dispose d’une planète (et d’une lune) entière de nations, de races et de cultures. La nature isolée de ce royaume, cependant, joue un rôle important dans l’histoire et est l’une des raisons pour lesquelles le destin de Valisthea est lié au reste du monde. En fin de compte, nous avons estimé qu’il était important d’incorporer la diversité ethnique dans Valisthea, mais qu’une incorporation excessive dans ce seul coin d’un monde beaucoup plus vaste pourrait entraîner une violation des limites narratives que nous nous étions fixées à l’origine. L’histoire que nous racontons est fantastique, certes, mais elle est aussi ancrée dans la réalité. – Naoki Yoshida (producteur de Final Fantasy XVI)

Le producteur ajoute ensuite qu’il est particulièrement délicat d’attribuer des couleurs de peau à des personnages issus de nations fictives sans que certains ne cherchent à y voir une lecture indirecte de notre propre réalité.

Dans un jeu qui, de par sa conception, permet aux joueurs de faire l’expérience de ces conflits et de ces luttes par le biais de batailles dynamiques et réalistes, il peut être difficile d’attribuer des ethnies distinctes à l’antagoniste ou au protagoniste sans déclencher les idées préconçues du public, inviter des spéculations injustifiées et, finalement, attiser la controverse. L’avantage de s’inspirer directement de l’histoire, c’est que cela nous permet de revisiter et de réexaminer notre propre passé, tout en nous permettant de créer quelque chose de nouveau. En fin de compte, nous voulons simplement que l’accent soit mis moins sur l’apparence extérieure de nos personnages et plus sur ce qu’ils sont en tant que personnes – des personnes complexes et diverses dans leurs natures, leurs origines, leurs croyances, leurs personnalités et leurs motivations. Des personnes dont l’histoire peut nous toucher. Il y a de la diversité dans Valisthea. Une diversité qui, sans être exhaustive, est en synergie avec le cadre que nous avons créé et est fidèle aux inspirations dont nous nous nourrissons. – Naoki Yoshida (producteur de Final Fantasy XVI)

Final Fantasy 16 pas assez inclusif ? Le manque de diversité ethnique pointé du doigt

Le jeu Final Fantasy XVI est attendu pour l’été 2023 sur PlayStation 5.


À propos de Final Fantasy XVI

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